Pollution, Mortalité : des chiffres et des êtres

Les effets sur la santé de la pollution atmosphérique

Ces effets sont classés en deux groupes. Les effets à court terme qui peuvent être définis comme des “manifestations” cliniques, fonctionnelles ou biologiques survenant dans des délais brefs (quelques jours, semaines) suite aux variations journalières des niveaux ambiants de pollution atmosphérique. Le second groupe concerne les effets à long terme qui peuvent être des affections ou pathologies survenant après une exposition chronique (plusieurs mois ou années) à la pollution atmosphérique.

A ce jour, les effets à court terme ont été les plus étudiés. La mortalité, toutes causes ou spécifique (respiratoire et cardio-vasculaire) est l’indicateur le plus souvent employé pour des raisons de disponibilité des données.

Des études rapportent une augmentation de la mortalité toutes causes à court terme comprise entre 0,5 et 1,5 % pour une augmentation de 10 µg/m3 des niveaux de PM 10 (particules dont le diamètre est inférieur à 10 µm) et pour une augmentation de 10 µg/m3 des niveaux des PM 2,5.

Pour la mortalité cardio-vasculaire, le risque croissait respectivement de 2 %, 4 % et 2 %. Ces résultats ont été confirmés par une étude multicentrique réalisée par l’Institut de Veille Sanitaire. De plus, les relations observées entre les niveaux de pollution atmosphérique et la probabilité de décès sont de type linéaire sans seuil.

En conclusion, il est maintenant admis que la pollution atmosphérique présente des effets sanitaires sur les populations humaines. Le nombre de travaux et la cohérence de leurs résultats vont dans le sens d’un effet à court terme de la pollution atmosphérique sur la santé. Ces effets sont variables, allant d’une détérioration de la fonction respiratoire jusqu’à une anticipation de la mortalité pour les effets les plus graves. Les effets à long terme ont été moins étudiés en raison des difficultés méthodologiques de ces schémas d’études. Néanmoins les premiers résultats, qui doivent encore être confirmés, vont dans le sens d’un effet délétère sur la santé d’une exposition chronique et sont plus importants que les effets à court terme.

Voici un reportage diffusé lundi 22 octobre au 19/20 de France 3 relatif à la pollution industrielle dans la région dunkerquoise. Il a été initialement mis en ligne par Dunkerque Pollution.

Pour davantage de vidéo voir la page : “VidéoWall Dunkerque”.

Ville portuaire, à la situation géographique idéal au sein d’une agglomération de 200000 habitants, Dunkerque dispose de tous les atouts pour être une ville épanouie et avoir des habitants heureux. Mais les Dunkerquois reçoivent des tonnes de particules aussi variés que divers rejeté par le pôle industriel à quelques pas de la plage, situé idéalement au vent dominant.

Des quantités des polluants dans l’atmosphère et dans l’ea tels que l’aluminium, arsenic, chrome, manganèse, mercure, le plomb, le zinc, phénol… On peut estimer que ce pôle industriel à lui seul projette plus de 50% de CO2 industriel de Nord-Pas-de-Calais et plus de 10% de C02 industriel national.

Toutes les données chiffrées concernant ce phénomène de pollution est maintenu secrète par le pouvoir public, cependant les médecins soulignent une interactivité bronchique à l’origine d’asthme notamment chez les enfants, une décompensation de broncho-pneumopathie chez les patients attentes d’insuffisance respiratoires et malheureusement une incidence très net sur le taux de la mortalité dans un pic de pollution. La ville de Dunkerque a reçu le prix européen du développement durable … dével… dur… !

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Air comme Air dans Respirer !

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Air_Industrie_Environnement

Cette photo dévoile la réalité sur nos sociétés modernes, en l’abordant de manière choquante et réaliste.

L’image est organisée sur un plan 1 tiers 2 tiers : en haut le ciel bleu représente le premier tiers, et la brume en dessous occupe le reste de la place.

Ce découpage inégal tend premièrement à montrer que le ciel bleu, synonyme d’air frai et respirable, est fortement réduit face à la surpollution (irrespirable) qui occupe majoritairement la photo. L’auteur vise au pessimisme pour alerter.

De plus, dans l’espace pollué, la brume semble tout absorber et règne en maître, la ville disparaît derrière. La brume s’étend de plus à perte de vue, ce qui renforce l’idée de domination. Mais plus que la ville, on sent que l’auteur nous montre finalement un aperçu de la vie elle-même qui est engloutie par la pollution, avec nulle part où s’évader. Plus qu’un constat, cette photo est une projection vers l’avenir et nous met face à la réalité d’un monde devenu invivable.
Ironiquement, seules les cheminées sont encore visibles et actives, preuve de notre aveuglement.

De plus, les couleurs sont sombres et témoignent d’un certain pessimisme face à cette « chape de plomb ». Les teintes sont de plus très ternes et les objets flous : cela accentue l’impression de domination et d’absorption de la pollution sur la ville.

Enfin, le grand panache de fumée au centre de la photo, outre qu’il illustre ce qui a déjà été dit, semble gagner sur le ciel bleu qu’il reste en haut, comme s’il voulait le conquérir. Cela montre que les choses vont de mal en pire.

Triste, isolé, froid, non transparent, et angoissant, voici la représentation de notre : Air, ère, et R (dans Respirer). Mais tout n’est pas encore dit :le bleu de ciel est encore là, même s’il n’occupe qu’un tier de cet atmosphère. Il nous invite à réagir, atteindre son transparence originaire : le rêve bleu, et changer nos trois : Air, ère, R. Le salut vient du bleu, en dissipant la pollution.

Changements climatiques et ses effets physiques : un peu de la littérature scientifique

chang_clim La question du changement climatique s’est installée durablement au premier plan de l’actualité et des préoccupations des opinions publiques. Longtemps confinée aux milieux scientifiques et aux groupes écologiques, elle a émergé depuis quelques années au niveau gouvernemental – avec notamment la signature du Protocole de Kyōto.

Mais ce sont surtout les dérèglements météorologiques récents (canicules à répétition, cyclones dévastateurs…) qui en ont fait, depuis peu, un sujet d’actualité quasi-permanent, bien que leurs liens avec le changement climatique ne soient pas, à ce jour, établis de façon certaine. Parallèlement, les progrès de la connaissance scientifique ont transformé peu à peu ce qui était au départ une simple hypothèse — un réchauffement climatique causé par l’homme — en une quasi-certitude, même si beaucoup d’inconnues subsistent encore quant à l’ampleur exacte et au rythme du phénomène. Plus d’infos »